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La terre

De fait, si l’espace urbain constitue une nature profondément reconstruite, à notre mesure, qui sert d’arrière-plan à notre cacophonie moderne, à Nantes il s’appuie également sur la sensibilité fluide des éléments : TERRE, EAU, AIR ET FEU nous entourent et nous constituent de manière à la fois impalpable et impérieuse.
Proposer aux artistes de s’emparer, durant quatre années successives, de ces notions universelles et immémoriales est aussi une manière de rappeler que l’art, la nature et la ville se donnent à tous, se partagent, relient et fondent les échelles d’expériences.
Nous suivrons pour cela le cycle traditionnel qui propose de cheminer du plus matériel au plus impalpable. La terre est donc le premier thème à être proposé aux artistes de l’édition 2026. De fait, elle est à la fois matière profonde et silencieuse et cosmos, puissance métaphorique dense et primordiale. Elle contient la mémoire de la ville et symbolise la renaissance du vivant, la condition d’émergence de toute spatialité et de toute corporéité. Mais, dans sa dimension macroscopique, la Terre est également un vaisseau fragile errant dans un espace incommensurable.
Confier ce thème à neuf artistes nous restitue une forme de légèreté, car, loin de souhaiter épuiser le sujet, nous le livrons à leur absolue liberté d’interprétation, aussi diverse que polysémique, et s’appuyant bien sûr sur les mille facettes et formes que peuvent prendre les oeuvres d’art plastique dans l’espace.

Sophie LÉVY, directrice générale Le Voyage à Nantes





L'événement estival 2026
du 4 juillet au 6 septembre 2026

je ne peux pas venir à Nantes, mais je veux savoir ce que j'ai manqué... Alors je clique sur la vignette, ci-dessous !!!



Avertissement de Lucho

Si la conceptualisation des thèmes choisis par la direction du VAN pour les 4 années à venir est interessante et rompt, en partie, avec ce que nous connaissions, un certain nombre d'oeuvres et en particulier les expositions au HAB, au LU et à un degré moindre au Musée d'Art peuvent être abordées de deux manieres différentes
soit d'un point de vue uniquement esthétique comme des expositions classiques
soit en recherchant à comprendre la démarche artistique de l'ariste dans sa traduction du concept en une oeuvre matérialisée.
les médiatrices et médiateurs ou les "visites flash" (au HAB uniquement) programmées sur le site, sont d'une absolue nécessité si l'on choisi cette option.



Suivez la ligne verte... en ville,
mais préparez votre parcours sur les plans ci dessous
comme chaque année, un plan général,complèté par un plan de déambulation par quartier.

ne sont présentées ici que les nouveautés du parcours 2026
(les repères apparaissent en vert sur la carte et dans mon texte...)


itinéraire van 2026


QUARTIER GARE
itinéraire van 2026


Repère 2 : Chapelle du LYCÉE CLEMENCEAU RUES DE RICHEBOURG ET CLEMENCEAU
"Architecture n°2 principe chêne et torchis"
"Edgar SARIN"



Repère 3 : JARDIN DES PLANTES
"Hortulanus mirabilis"
Pierrick SORIN


Dans le cadre de la mise en valeur d’une volière désaffectée du Jardin des plantes, la Direction Nature et Jardins de la Ville et Le Voyage à Nantes ont sollicité Pierrick Sorin pour créer une œuvre d’art in situ, Hortulanus mirabilis (L’étrange jardinier).
Pierrick Sorin souhaite ici surprendre les promeneurs et promeneuses du Jardin, qui découvrent une scène d’apparence réelle et d’une « inquiétante étrangeté » :
un jardinier lunaire, peu conscient du danger, fait brûler des feuilles mortes dans le véritable espace clos de la volière…
Au-delà de son aspect magique, la situation donne lieu à quelques menues péripéties drôles et poétiques.



Repère 4 : Parvis -musée d'art de nantes
"Neuro Miroir"
Eva TAULOIS
jusqu'au 3 janvier 2027

Depuis 2017, le Musée d’arts invite chaque année un artiste contemporain à investir la vitrine du parvis avec une œuvre in situ, conçue sur mesure. En 2026, Eva Taulois est la 9e artiste à s’emparer de cette carte blanche avec sa proposition Neurone miroir : « En neurosciences, cette notion renvoie au mimétisme qui permet de développer de l’empathie. En regardant quelqu’un faire un geste, on apprend à le reproduire. Et quand l’autre a mal, les émotions sont partagées », introduit l’artiste dont le travail convoque sculpture, peinture, textile et dispositifs scénographiques.
Sous le verre, des silhouettes abstraites « s’élancent, s’enlacent, se rassemblent, s’effondrent ». Rose, orange, bleu, vert… Eva Taulois peint à l’huile sur un textile transparent, souple, presque « gélatineux en écho aux connexions neuronales, aux informations qui se transmettent, se perdent et peuvent se reconnecter ». L’œuvre en mouvement dialogue avec la façade néo-classique du musée : colonnes, allégories sculptées, drapés figés…








Repère 4 : PATIO et CHAPELLE DE L’ORATOIRE -musée d'art de Nantes - (10, rue Georges Clemenceau)
"Odyssée de l'oubli"
Anne et Patrick POIRIER

Créée pour le Patio du musée, La Cité des ombres déploie ses architectures de céramique blanche en un paysage au plan labyrinthique évoquant un cerveau. Traversée par la lumière d’une phrase en néon et par la composition inédite Scissura du compositeur Éric Tanguy, interprétée par Jùlia Pusker, l’installation compose un espace suspendu où se rencontrent rêve et ruines.
Des œuvres d’une troublante actualité.
À travers cette exposition, le musée invite à redécouvrir deux artistes visionnaires dont la démarche résonne aujourd’hui avec une acuité particulière. Entre vestiges et visions, leurs œuvres esquissent les contours d’un monde fragile, oscillant entre disparition et résilience. À l’heure des bouleversements contemporains, Anne et Patrick Poirier nous entraînent dans une Odyssée de l’oubli : un voyage sensible au cœur d’une réalité précaire, laissant entrevoir, peut-être, l’aube d’un monde nouveau.



1) Le patio




2) Les néons

3)Archives et Mnemosyne



3) La Chapelle de l'Oratoire











Repère 6 : Lieu Unique - quai ferdinand Favre
"Rêves Premiers"
Justine EMARD

Rêves premiers de Justine Emard parcourt des univers invisibles : rêves d’astronautes, signaux thermiques provenant de data centers, composants informatiques activés, données archéologiques, variations de champs magnétiques… Cette exposition crée un passage entre sphères virtuelles et monde tangible, utilisant l’interaction et le jeu vidéo pour faire dialoguer les créations artistiques. Au travers d’une dizaine d’oeuvres — sculptures, vidéos, installations sonores et lumineuses —, Justine Emard explore les nouvelles relations qui s’instaurent entre nos existences et la technologie.





Repère 8 : MAISON RÉGIONALE DE L’ARCHITECTURE DES PAYS DE LA LOIRE - (28, rue Fouré)
"La Terre Ferme "Sous l'enrobé, la terre!""
Laurence ROBERT et Sébastien ARGANT




QUARTIER BOUFFAY
itinéraire van 2026


Repère 14 : cryptes de la cathédrale
"Vaisseaux & composition sonore"
Anne-Charlotte FINEL & VOISKI




Repère 16 : douves du Château des ducs de Bretagne
"Notre dit pays "
Louis GUILLAUME


Un palmier-dattier s’installe dans les douves du Château, là où se dressait autrefois la tour des Espagnols, détruite par une violente explosion en 1800.
Comme l’oiseau phénix renaissant de ses cendres, dont il porte le nom latin (Phoenix dactylifera), cet arbre surgit sur ces vestiges traumatiques telle une figure de résurgence. Il incarne un symbole de transformation et de victoire de la vie sur le temps.
Le palmier aux multiples charges symboliques traverse les imaginaires et les continents. Il porte aussi en lui la mémoire des routes coloniales qui ont mêlé, dans un même mouvement, le voyage forcé des plantes et la traite des êtres humains.
Pour cette installation,Louis Guillaume dialogue avec l’architecture même du Château. Le tronc du palmier reproduit les motifs des vitraux, tandis que ses palmes reprennent, à grande échelle, la voûte en palmier de l’escalier de la Couronne d’or, chef-d’œuvre du gothique flamboyant.
L’installation repose sur une alliance entre matériaux naturels et manufacturés. La résine de pin, récoltée par gemmage, est au cœur de l’installation. Captant la lumière, elle encapsule des traces du passé. Les cordages, issus d’un travail artisanal répétitif, tissent un réseau qui maintient l’ensemble.
La tension du motif et du tissage fait tenir ce nouvel écosystème en place, où viendront peut-être nicher de futurs habitants.
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Repère 20 : PASSAGE SAINTE-CROIX
"Ce que la terre retient"

Caroline Le Méhauté

Pour cette exposition, Caroline Le Méhauté met en regard un certain nombre d’œuvres inédites, liées à Nantes, réalisées à partir de différentes terres de tourbières, maraîchères et forestières, avec des œuvres antérieures issues de contextes de recherche et d’expérimentation menés autour des sols.
Poétique, philosophique, scientifique et politique, la démarche de Caroline Le Méhauté s’intéresse aux différentes interactions entre l’homme et son environnement. De nombreuses œuvres de l’artiste portent le titre de Négociations, qui évoquent autant les tractations perpétuelles et universelles de l’Homme avec la nature que le dialogue plus personnel de la sculptrice avec la matière.
Les éléments naturels tels que la tourbe, la fibre de noix de coco, les pierres, le liège, l’argile, la cire d’abeille ou le mycélium composent ses oeuvres. Au gré de ses résidences de recherche et de création, ou au plus près de son lieu de vie, l’artiste s’intéresse aux sols, à ce qui les compose, à leur histoire et à leur avenir.
Si l’artiste valorise la richesse des sols dans l’exposition, elle évoque également ce qui les menace, à l’image de l’oeuvre Négociation 95 — Décoloniser les imaginaires (2018), réalisée à partir de matériaux trouvés dans une déchetterie sauvage en Normandie.
« Parmi des rejets variés, une huile de vidange épaisse se trouvait aux pieds d’un monticule de terre. La forme que prend l’oeuvre évoque une baignoire, une mangeoire, un abreuvoir tout autant qu’un sarcophage. La terre qui contient l’huile se craquelle. Prête à céder, elle a soif. Cette sculpture renvoie aux enjeux contemporains liés à la terre et à l’eau : l’appauvrissement de l’une et le manque de l’autre.»






QUARTIER FEYDEAU-COMMERCE
itinéraire van 2025


Repère 26 : Place Félix Fournier
"La machine du sacré"
Ali CHERRI

La basilique Saint-Nicolas domine la place Félix-Fournier de sa verticalité néogothique.
C’est à partir d’un texte méconnu de Jules Verne, Un prêtre en 1839, qu’Ali Cherri développe son installation. Verne y imagine l’effondrement d’une cloche dans cette même basilique : le sacré y bascule vers la violence, puis la violence est absorbée par la gestion — les traces effacées, l’édifice réparé, l’événement normalisé. Pour la place, Ali Cherri porte son attention sur un élément bien réel de la basilique : les anges musiciens qui ornent sa flèche,
Ali Cherri s’empare de cette figure pour la fragmenter. Ailes et trompettes, coulées en aluminium industriel dont les lignes de soudure restent visibles, s’imposent à l’échelle architecturale. Une tête d’ange modelée en terre leur répond :
à la permanence du métal, la fragilité de ce qui s’érode.
L’ensemble repose sur une charpente de bois ouverte — entre chantier, ruine et reconstruction suspendue — qui révèle l’ossature plutôt que la façade, ce qui soutient plutôt que ce qui s’expose.

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Repère 27 : Square DAVIAIS
"L'eau est là"
Dominique Petitgand







QUARTIER ILE DE NANTES
itinéraire van 2026


repère 37 : École des Beaux-Arts Nantes Saint-Nazaire
"All Over2026"


les créations des étudiants en dernière année
l'installation personnelle d'Euridice ZAITUNA KALA


Repère 50 : HAB Galerie - Quai des Antilles
"INTERSTELLAR
Ré-imaginer la Terre"
Rebecca Bournigault, Gillian Brett, Charlotte Charbonnel, Caroline Corbasson, Hugo Deverchère, Clément Fourment, Constance Guisset, Arthur Gosse, Ilanit Illouz, Clara Imbert, Pauline Julier, Sophie Keraudren-Hartenberger, Astrid Krogh, Anais Lelièvre, Caroline Le Méhauté, David Munoz, Sacha Teboul, Hongjie Yang
Rebecca Bournigault, Gillian Brett, Charlotte Charbonnel, Caroline Corbasson, Hugo Deverchère, Clément Fourment, Constance Guisset, Arthur Gosse, Ilanit Illouz, Clara Imbert, Pauline Julier, Sophie Keraudren-Hartenberger, Astrid Krogh, Anais Lelièvre, Caroline Le Méhauté, David Munoz, Sacha Teboul, Hongjie Yang

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Le parcours Réunissant 21 œuvres ou ensemble d'œuvres signées par 18 artistes contemporains - Rebecca Bournigault, Gillian Brel\, Charlotte Charbonnel, Caroline Corbasson, Hugo Deverchère, Clément Fourment, Arthur Gosse, Constance Guisset, llanit lllouz, Clara lml)e1t, Pauline Julier, Sophie Keraudren-Hartenberger, Astrid Krogh, Anaïs Lelièvre,Caroline Le lvlehauté, David Munoz, Saclla Teboul, Hongjie Yang - l'exposition INTERSTELLAR propose un voyage immersif inédit au cœur de la HAB Galerie.
Parallèlement, elle présente dans un double cabinet dédié un certain nombre de documents historiques ou d'artefacts scientifiques provenant de collections privées (avec l'accord de la NASA; Eames Office, LLC.Paris Match et Tintinimaginatio SAi, et de collections publiques nantaises dont le Muséum d'Histoire Naturelle de Nantes, le Planétarium, la Bibliothèque municipale de Nantes et le Musée Jules Verne.
Le parcours de l'exposition est découpé en sept séquences, dont les frontières sont néanmoins laissées volontairement ouvertes à l'appréciation du visiteur. Chacune d'entre-elles s'organise autour d'une vidéo et/ou d'une installation monumentale autour de laquelle gravite une constellation d'œuvres:



1) Introduction



2) Message au cosmos


3) lnterstellar 1


4) lnterstellar 2



5) Re/vivre le vivant


6) Un autre monde


7) La bibliothèque


QUARTIER CHANTENAY
itinéraire van 2026


Repère 53 : Jardin extraordinaire
"Les Mistériennes"
Barbara SCHROEDER




Repère 56: Musée Jules Verne -butte ste Anne




Repère 57 : Planétarium -butte ste Anne
"- 22.7°"
MOLECULE




QUARTIER GRASLIN
itinéraire van 2026


Repère 60: Musée DOBREE
"Sommeils légers"
Ali CHERRI




Repère 62 : Place Graslin
"Fossil Opera"
Théo MERCIER

Pour la place Graslin, l’artiste travaille à partir du sable, matière au cœur de sa pratique sculpturale depuis plusieurs années, investie ici pour la première fois en extérieur.
Sur le parvis de l’Opéra néoclassique, il imagine une éruption lente et tellurique : une vague de sable compacté en forme d’ammonites géantes surgit du sol, entraînant dans son mouvement des voitures à moitié ensevelies et des gravats.
Ces derniers proviennent des chantiers de la ville, matériaux collectés et transformés au quotidien, témoins des mutations continues de Nantes sur elle-même.
Quant aux voitures, elles rappellent un passé récent où la place, aujourd’hui piétonne, était encore traversée par la circulation. De l’habitacle de chacune d’elles s’échappent des pièces d’opéra transformées, maintenant le lien sonore avec le bâtiment qui domine la place.
Fossil Opera compose ainsi une stratigraphie vertigineuse : le sable de nos constructions, les débris de nos démolitions, les voitures de notre modernité, tout cela confus, enfoui, et soudainement restitué à la lumière.



QUARTIER Talensac
itinéraire van 2026


Repère 65 : L'Atelier 1, rue Chateaubriand
"Constant Struggle"
lauréats et lauréates du prix des arts visuels de la ville de Nantes




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