14 ans après ...

Les premières neiges sont tombées par le nord du département vers 17 h 30, vers 19 h à Nantes jusqu'à 22 h, nous avons subi une véritable tempête qui nous vaut aujourd'hui 4 à 5 cm de neige glacée car les t° de la nuit ont transformé la ville en patinoire.
Ce n'était pas arrivé depuis une vingtaine d’années en Loire-Atlantique », confirmait le météorologue Steven Tual.
Personnellement je retrouve trace d'un tel phénomene en février 2012 comme le prouvent ces photos qu j'ai prises à l'époque, à comparer avec celles que j'ai faites ce matin.














































"Art brut, art singulier"

Passage Sainte - Croix et Jardin Sainte - Croix
- 9 Rue de la Baclerie - 44000 - NANTES
DU JEUDI 11 DÉCEMBRE 2025 AU SAMEDI 28 FÉVRIER 2026
DU MARDI AU SAMEDI DE 12H À 18H30





Qu’est-ce que l’art ? Qui peut être artiste ? Comment fabrique-t-on une œuvre d’art ? Autant de questions que Jean Dubuffet s’est posé lorsqu’il s’est intéressé à l’art brut. D’hôpitaux psychiatriques en centres de rétention, il découvre les créations de détenus, spontanées et pures, en dehors de toute mode ou contexte artistique. Les artistes créent, sans savoir ni quoi, ni comment et c’est cette incroyable énergie créatrice qui le fascine.
L’art singulier, lui, est relié à une vaste mouvance post art brut et englobe plus largement les artistes éloignés des influences dominantes, en marge de la création contemporaine. On appelle parfois ces artistes “hors-normes” ou “en marge”. Souvent autodidactes, ils revendiquent une certaine spontanéité du geste créateur face à l’intellectualisme des académies artistiques.
Composée d’œuvres de collections privées et de la galerie Le Triphasé à Nantes, cette exposition s’articule comme une exploration de la variété des thématiques, des médiums et des personnalités qui constituent le répertoire de l’art singulier et de l’art brut.




l'art brut




l'art singulier


Ma langue maternelle sur le bout de la langue"
Exposition de l’artiste Marie Auger proposée par l’association Le Préau

Cosmopolis - 18 Rue Scribe -44000 - NANTES
13 Déc 2025 - 18 Jan 2026
Horaires :
Lundi au vendredi : 13:30 - 18:00 - Samedi & Dimanche : 14:00 - 18:00


Bécassine la petite bretonne, née sans bouche. Quel plus bel exemple que ce personnage de BD créé en 1905, pour illustrer la maltraitance, ou pis, vis-à-vis de langues portées à l’abandon. On pense ainsi aux enfants bretons, qui au début du siècle dernier ont été quasiment interdits de le parler, sommés de s’exprimer en bon français. Ce fut le cas de ma grand-mère, qui ensuite n’a jamais parlé breton à mon père.
Le lien a ainsi été rompu », témoigne Marie Auger. Autour de la thématique langagière, la plasticienne a travaillé pour produire cette nouvelle exposition. Mon questionnement s’est posé autour des langues maternelles, et de leurs transmissions.
Restant fidèle à sa méthode, Marie Auger a d’abord collecté la parole de vingt-cinq personnes vivant en France, mais ayant parlé une langue familiale autre que le français. Japon, Algérie, Ukraine… De divers coins du monde, Mercedes, John ou Rozen ont convoqué leurs souvenirs, narré leurs vies, sont remontés à l’origine des premiers sons et mots, prononcés ou entendus. Je voulais aussi étudier comment la langue maternelle se vit, se transmet ou évolue, à travers ces différents contextes. Ainsi vingt-cinq gros cahiers remplis d’écriture, ont fourni le matériau de base sur lequel Marie Auger s’est appuyé.
Intitulée « Ma langue maternelle sur le bout de la langue », l’exposition, à voir à l’espace culturel Cosmopolis, est foisonnante en expression artistique. Comme à l’accoutumée, la plasticienne fait feu de tout bois. En peinture, modelage, tissage, photo, couture, elle use sans limite de tous les beaux artifices pour convaincre. Et elle y réussit.
Le visiteur, invité à suivre un parcours à travers une maison d’enfance, déambule à travers des pièces reconstituées. Salon, chambre d’enfant, salle de jeu, deviennent autant de mises en scènes, où sculptures, installations, tableaux cadres, théâtre d’ombres, activent tous les sens. Les murs résonnent de voix et de sons. La déambulation s’achève dans le couloir de l’étage, tapissé de petits tableaux de scènes d’enfance. L’enfant grandit, la langue s’enrichit », glisse Marie Auger, mère d’autant de petites Bécassines, touchantes à rire et à pleurer.











"Sous la pluie. Peindre, vivre et rêver"
Turner, Caillebotte, Brassaï, Courbet…

Musée d'art de Nantes - le Patio, la Salle Blanche et la Chapelle de l’Oratoire.
-10, rue Georges Clemenceau - 44000 - NANTES
du 7 novembre 2025 au 1er mars 2026 -Le Musée d’arts est ouvert tous les jours, de 11h à 19h, sauf le mardi. Ouverture en nocturne le jeudi de 19h à 21h (entrée gratuite).

« Il pleut sur Nantes / Donne-moi la main / Le ciel de Nantes / Rend mon cœur chagrin », chantait Barbara dans un spleen déchirant. Si la pluie est souvent le miroir inversé de nos sentiments les plus mélancoliques, elle est aussi une invite à la rêverie et même la joie.
Elle tombe sans prévenir, efface les contours, fait vibrer la lumière, transforme le paysage… La pluie dérange autant qu’elle rassure, agace autant qu’elle émerveille. Motif insaisissable, la pluie est un défi pour l’artiste.
Comment représenter cet élément translucide et incolore qui voile le paysage et obscurcit l’horizon ? Attentifs à ses multiples variations, les peintres de plein air puis les impressionnistes sortent de leurs ateliers, allant au-devant d’une expérience tant sensible que physique. Témoins de la métamorphose des villes, ils dressent aussi le portrait d’une société urbaine qui arpente, sous la pluie, les rues et les grands boulevards. Ici, l’enjeu est moins de représenter la pluie que de suggérer l’effervescence de la ville moderne autour du parapluie, objet iconique d’une nouvelle culture populaire.
Entre histoire de l’art et histoire sociale, l’exposition évoque également l’avancée de la science météorologique, déterminante pour appréhender notre approche contemporaine au temps qu’il fait.
Réenchanter la pluie
Faire partager aux visiteurs la poésie de cet élément naturel et la fascination qu’il a exercé sur de nombreux artistes, tel est l'objectif de cette exposition qui présente près de 150 œuvres en grande partie issues de collections privées ou de grands$musées internationaux (BNF, Musée d’Orsay, Philadelphia Museum of Art, Musée Marmottan Monet…).Elle réunit des grands noms de la peinture des 19 et 20e siècles : William Turner, Gustave Caillebotte, Camille Pissaro, Maxim Maufra, Paul Sérusier, James Tissot... Plusieurs photographes sont également convoqués comme Brassaï ou André Kertész.
La scénographie du Musée d'arts propose de découvrir ces œuvres selon trois grandes thématiques.
- Une première donne à voir les façons dont les artistes représentent cette matière qui transforme les paysages.
- Une deuxième s’attarde sur les représentations du parapluie, un objet autant utilitaire que social.
- Une troisième sonde la façon dont la pluie métamorphose la ville, à la faveur des effets miroitants (et mystérieux) de l’eau sur les réverbères, le macadam détrempé ou les parapluies des passants.
« Malgré sa thématique, l’exposition est très joyeuse, elle réenchante le monde, souligne Emmanuelle Delapierre, nouvelle directrice du Musée d’arts. Nous proposons un nouveau regard sur la pluie, c’est une invitation à prêter attention au monde qui nous entoure ».






l'exposition présente également une sculpture sonore de l’artiste suisse Zimoun, à la chapelle de l’Oratoire.














le Mur-Nantes

#15 - Bulea
"FINAL"

Trampolino - Angle des boulevards Léon-Bureau et de la Prairie-au-Duc, - 44200 - Ile De NANTES

L’idée est que, tous les trois mois, des toiles urbaines rhabillent l’imposante façade en béton (à l’origine un blockhaus) de Trempolino.
Le projet baptisé le Mur Nantes (MUR = Modulable, Urbain et Réactif), est mis en oeuvre par le collectif Plus de Couleurs à la demande de la ville de Nantes.
A travers ce projet, Plus de Couleurs souhaite proposer de l’art accessible à tous, créer la surprise et animer la ville tout en mettant en lumière la diversité de l’art urbain actuel.
Pour cette 4e saison, la direction artistique, pilotée par l’équipe de Plus de Couleurs, reste la même. Mélange de style et de technique, artistes confirmés ou émergents, valorisation des différents styles picturaux présents dans l’art urbain et enchaînement permettant une forte cassure visuelle. C’est cette recette inchangée qui permet au projet et aux artistes de gagner en visibilité et d'être toujours au plus près du public.
*les saisons #1 et #2 ont grues été illustrées par « #1 : ROUGE", #2 : SELAH", "#3 :SHANE ", "#4 : BIMS ","#5 : ZEKLO", "#6 : LesGens".
*La 3e saison du projet Le Mur Nantes a été marquée par la présence d’artistes venus de toute part pour proposer des oeuvres uniques et percutantes : "#7 : ALFE"(Marseille), "#8 Matthieu Pommier" (Bordeaux),"#10 : Soem"(Nantes), "#11 : Iota" (Bruxelles).
*La 4ème saison a débuté par le mur de N.o.Madski également connu sous le nom de Nomad qui a signé l'oeuvre ephémère #12, BOUDA lui a succédé pour signer #13.
La réalisation de la troisième fresque de la cette saison (#14), a été confiée à "OBISK ".
L'oeuvre #15 (4ème de cette 4èmesaison, est le fruit du travail de BULEA
Liviu Bulea est un artiste roumain né en 1989. Il a étudié à l'Université des arts et du design de Cluj, où il a mené, pour sa licence et sa maîtrise, une recherche artistique sur le corps malade, en se concentrant sur les souvenirs des espaces et des objets des services d'oncologie des hôpitaux.
Son domaine de recherche s'étend de la mémoire urbaine à son implication dans la communauté queer. Il est collectionneur et recueille des histoires, des souvenirs des lieux et des personnes qui l'entourent. Il peut être considéré comme "un artiste d'installation à pratique sociale". Liviu Bulea récupère des fragments de matériaux apparemment inutiles provenant de contextes précis : un mur de l'hôpital où il a été traité pour un cancer, le trottoir de la ville où il a grandi et des morceaux de béton d'un centre commercial construit dans sa communauté.
Il a notamment exposé ses œuvres au Urban Nation Museum de Berlin, à l'Institut culturel roumain de Berlin, à l'Institut culturel français de Cluj, au Musée national d'art de Cluj, au Musée d'art contemporain de Bucarest, au Mumok de Vienne, à Parallel Vienna, à la Biennale de Bucarest, etc. Il a également été accueilli en tant qu'artiste résident par Kultur Kontakt, Vienne, Styria Art in Residency, Graz, Urban Nation, Berlin, etc.
Le point de départ de cette nouvelle fresque est un selfie pris lors d’une soirée à Londres. Si la photographie d’origine a figé de manière précise cet instant, la mémoire de l’artiste n’en conserve qu’un vague souvenir. Pour traduire ce flou, Bulea utilise le noir et blanc et fait disparaître certains détails comme les yeux. Il crée alors une image intemporelle et nostalgique car ce plongeon dans le passé a ravivé d’autres souvenirs. D’associations d’idées en associations d’idées une nouvelle image se crée.
Ainsi autour des personnages principaux évoluent plusieurs fragments.
À gauche de la composition, l’artiste représente les buildings de Hong- Kong et les toits de Séoul, vus à travers les fenêtres d’un wagon. Ce paysage urbain nocturne est observé par deux silhouettes noires, peut-être deux graffeurs qui contemplent leur terrain de jeu.
Au centre, les flashs blancs et bleutés des soirées dans les clubs nantais illuminent les deux amis et guident le regard du spectateur vers une gare sous la neige. Ce lieu incontournable pour les voyageurs est aussi associé à l’art urbain. Par touche, l’artiste vient alors rappeler sa pratique du graffiti. Comme un dernier clin d’œil, il peint l’accessoire indispensable des road trips : un sac rempli de bombes aérosols.
Avec cette œuvre, Bulea nous emmène à la fois dans ses souvenirs mais aussi dans son univers artistique. Grâce à la couleur et à la fenêtre du wagon visible en haut , il unit ce pêle-mêle pour former une seule image hors du temps. Pour appuyer cette idée de moment indéfini, il ajoute une série de chiffres et de lettres rouge en bas à gauche qui contrairement aux photographies numériques n’indiquent aucune date précise.

Saison 5 reportée
Prochain mur (#16) janvier 2026

La Maison du Port

99 Quai Wilson - 44200 - Ile De NANTES

... le 21 mai 2025


le mur extérieur du
"Jardin extraordinaire"

... le 12 octobre 2025